Le report dun an du délai exigé pour la reconnaissance de lintérêt communautaire des compétences exercées par les communautés a été inclus dans le projet de loi sur lénergie, adopté par le sénat la semaine passée. Tel est donc le « vecteur législatif » trouvé par Marie-Josée Roig, ministre déléguée à lIntérieur, qui avait informé Jacques Pélissard, président de lAMF, le 21 avril dernier, que ce report était accepté par le gouvernement, comme le demandaient toutes les associations délus. Cette position, motivée « par le caractère délicat de lexercice que constitue pour les élus la définition de lintérêt communautaire dune compétence » et la nécessité que « lensemble des conséquences dune telle décision puisse être sereinement analysées » ne remet pas en cause lexigence pour les élus de fixer clairement la ligne de partage entre compétences communales et communautaires dans les nouveaux délais qui leur seront impartis par la loi. La loi relative aux libertés et responsabilités locales prévoit que ce délai court jusquau 17 août 2005. Au delà de cette date, labsence de définition de lintérêt communautaire entraînera le transfert intégral de la compétence nayant pas fait lobjet dune définition, avec modification des statuts de la communauté par le préfet. Reste à confirmer cette disposition dans la suite du cheminement parlementaire, le texte nétant pas à labri dun recours devant le Conseil constitutionnel. En effet, le choix du texte sur lénergie fait de cette mesure une candidate sérieuse au label de « cavalier législatif ».